Les évaluations nationales, la question de l’évaluation

Premier acte

Les évaluations nationales, entre absurdité et danger

Presque chaque semaine, nous entendons tous, le ministre de l’Education Nationale rappeler qu’il souhaite une « école de la bienveillance et de la confiance ». Voici ses propos tenus sur France Inter le 18 octobre 2018 :

« Je souhaite que les enfants réussissent. Je n’ai pas une passion de l’évaluation. Je porte une vision humaniste de l’école.

Parmi les leviers pour faire progresser les élèves, il y a l’évaluation. Il y a eu 1 600 000 évaluations et « j’en remercie les professeurs. Il n’y a rien de brimant, ce sont des leviers.

Il n’y a rien de brimant, il n’y a rien qui classe dans ces évaluations. »

Comment peut-on se regarder dans la glace chaque matin lorsqu’il y a une telle contradiction entre ce que l’on dit et ce que l’on met en œuvre ?

Soit, allons voir ce que ces évaluations qui n’ont rien de brimant proposent.

Des consignes et un protocole qui interrogent sur la société vers laquelle on s’engage

De manière générale, la recherche de la vitesse met les enfants dans une posture qui va à l’encontre de ce qu’on leur enseigne au quotidien. Quelle société voulons-nous bâtir demain en apprenant aux élèves, futurs citoyens, la recherche du rendement ?

En effet, à plusieurs reprises, dans les 3 livrets, il est dit aux élèves « c’est un exercice de vitesse. » Mais au nom de quoi, être rapide c’est bien ?

En français (CP), ce qui saute aux yeux, c’est le nombre de séries proposées pour un même exercice. Voici quelques exemples d’exercices qui peuvent nous amener à nous interroger sur les finalités de telles évaluations.

  • Exercice 1 : discriminer les sons.

Deux pages comme celles-ci. En tout, 11 séries de 5 lettres !

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Il s‘agirait donc de discriminer les sons dans des mots, un travail oral donc, non ? sauf si l’objectif est de mesurer si l’élève connait les relations graphophonologiques (que le F fait ffff par exemple). Parce qu’en fait, c’est ça que l’on mesure, et cela peut être intéressant. Mais, sérieusement, en CP, dans quelle classe de CP, les enseignants ne font pas de séances de phonologie, d’étude de sons plusieurs fois par semaine ? de l’encodage plusieurs fois par semaine ? Et dans ces moments de classe, l’enseignant sait puisqu’il les voit quels sont les élèves qui ne maitrisent pas les correspondances lettres/sons. Et, au 20 septembre, est-ce grave ? Sans rire, on est au début du CP et c’est bien normal que les élèves ne maitrisent pas tout ceci ! Alors, pour qui ces évaluations, pour quoi et pourquoi ?

Anecdote en passant sur les consignes de passation :

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« La lettre F fait le son « fe » ». Ah oui, tiens donc !!? Les élèves les plus avancés de la classe pourraient répondre « non maitresse, le F tout seul il fait pas « fe », il fait juste fffff ! »

Les 3 livrets, d’une durée de passation effective de 20 minutes chacun (impossible à respecter si on respecte nos élèves) ne peuvent pas avoir été pensés en toute bienveillance envers les élèves et les enseignants.

Le nombre d’exercices et de séries au sein de chaque exercice ne peuvent pas ne pas fatiguer et stresser les élèves. Combien d’élèves ont été en surcharge cognitive ? Ce moment, là, dans le cerveau, où la coupe est pleine, où plus rien ne peut sortir de pertinent des élèves, quand on les noie, les empêchant de réfléchir.

La recherche de la vitesse pour être un bon élève donc.

Quand il s’agit de déjouer systématiquement des pièges… une vision étonnante de l’apprentissage

Il y a une chose tout aussi inquiétante à relever dans certains exercices en français et beaucoup de mathématiques. C’est le florilège de pièges tendus aux élèves dans les nombreux exercices de type QCM.

Les exercices 3 et 4 du livret 1, et l’exercice 3 du livret 2 recèlent des pièges de 2 natures dans presque chaque série d’exercices.

Démonstration :

Exercice 3 livret 1 : il s’agit de repérer le phonème initial d’un mot. L’enseignant dit un mot cible et les élèves doivent entourer l’image du mot qui commence par le même son que le mot cible donné par l’enseignant.

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En tout, dans cet exercice qui ne doit durer que 2 minutes (en dehors des consignes de passation), 5 pièges phonologiques sur 8 séries d’exercices, et 1 (1 seul devrait-on dire) piège sur le sens.

Avec une telle pratique de QCM, on se demande ce qu’on mesure en fait ? Ce test peut pourtant révéler des choses intéressantes. Exemple :

C’est toujours important de savoir quels sont ces élèves qui tombent dans le piège signifiant/signifié, ces élèves qui oublient qu’on travaille ici sur la langue et pas sur le sens des mots.

Mais, là, ce n’est pas l’objectif précité. Et, pour le coup, avec un tel protocole de passation, on les enferme dans ce raisonnement puisqu’on ne doit donner aucune explication aux élèves.

Sauf que, personnellement, en phonologie lorsqu’on travaille sur la langue, sur ce qu’on entend dans les mots, si je vois que le raisonnement d’un élève l’induit sur le sens des mots, je ne le laisse pas dans ce fonctionnement ! Je lui explicite ce qu’il est train de faire, pourquoi ce qu’il dit est une erreur.

Par exemple, « tu as entouré le muguet parce que tu sais que c’est une fleur comme la tulipe. C’est bien de le savoir, mais là, en ce moment, nous travaillons sur la langue, sur ce que l’on entend dans les mots. Toi, tu as réfléchi sur le sens des mots, ce qu’ils veulent dire. Ce n’est pas le même travail… »

Sans ce travail d’explicitation, de métacognition, on installe les élèves bien confortablement dans leur schéma de raisonnement.

Comme je trouve que cet exemple d’exercice peut peut-être ne pas convaincre tout le monde du degré de bienveillance des scientifiques qui ont construit ces tests, allons-y, continuons sur la phonologie avec l’exercice suivant.

Et le protocole rappelle « Attention, chacune des séquences (livret) est indivisible. » Donc on enchaine un exercice (n°3 livret 1) où il faut identifier le phonème initial (avec des pièges sur des rimes) avec un exercice (n°4 livret 1) où il faut identifier le phonème final.

On devine donc de quelle nature sont les pièges ! Evidemment, pendant les 2 minutes (en vrai 6 minutes) de l’exercice 3, les élèves se sont entrainés à repérer le phonème initial. Peut-être même que certains commençaient à en comprendre le fonctionnement… pas étonnant que certains (la plupart) continuent dans cette voie, surtout si on leur sert des pièges de cette nature.

Petite démonstration. Il faut vraiment le faire pour y croire, alors je donne toutes les séries de l’exercice :

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Première mise au pas des enseignants : les déposséder de leur travail, en faire de simples exécutants

La quantité de séries pour chaque exercice, les pièges à déjouer à chaque ligne, le fait de chercher une réponse parmi d’autres…cela interroge quand sur chaque première page de livret, il est écrit « L’école de la confiance » et que l’on entend le ministre de l’Education Nationale proclamer qu’il n’a pas de culture de l’évaluation, qu’il faut arrêter de voir le mal partout en gros, que les évaluations sont des leviers pour la réussite de tous les élèves.

Enfin ces évaluations hein, « une grande première au niveau national et international » ! je veux dire celles crées par l’équipe d’experts scientifiques « la bande à Macron », pas celles déjà pratiquées par tous les enseignants dans leurs classes.

Voici ce que M. Blanquer dit à ce propos : « On ne part pas de zéro, beaucoup de professeurs faisaient des évaluations sur ces sujets, mais souvent elles pouvaient ne pas pouvoir bénéficier de la qualité scientifique, d’autre part tout le monde ne le faisait pas. » Non, l’observation quotidienne de nos élèves et l’analyse qu’on en fait, ensemble au sein de l’équipe pédagogique ; non, cela n’a pas de valeur scientifique. Pauvres petits exécutants d’instits mal formés que nous sommes.

Parce que la machine informatique –la plateforme hébergée par Amazon, en passant- va A-NA-LY-SER. Et en formation, on s’entendra dire comment être de meilleurs enseignants au regard des résultats CA-TAS-TRO-PHIQUES de ce début de CP (ou CE1 ou 6ème, même combat).

Un exemple de dépossession

Retour en arrière, voilà 6 mois, lorsque l’IEN nous a ordonnées (et menacées en fait aussi) de refaire passer en avril les items échoués des évaluations nationales de début de CP 2017 pour nos élèves fragiles (alors que cela n’avait rien d’obligatoire). Parce que « vous comprenez, Mme xxx, conseillère pédagogique, va pouvoir faire une analyse fine des difficultés et progrès de vos élèves pour vous proposer des pistes de travail. »

C’est vrai, suis-je bête, on ne le répète jamais assez : la formation laisse à désirer. Donc comme on (enseignants) n’y connait rien, on (conseillers pédagogiques, inspecteurs) analyse à notre place les progrès de nos élèves, leurs difficultés. Ce n’est pas grave finalement si on est dépossédé de notre travail et que l’image qu’on nous renvoie est celle de « fonctionnaires (surtout pas professionnels) bons à rien, surtout pas à penser ».

Est-ce que c’est parce qu’ils reconnaissent que la plupart des formations qu’ils nous proposent, imposent ne nous apprennent rien ? D’ailleurs, une conseillère pédagogique nous l’a dit « aujourd’hui, je suis désolée, vous n’allez rien apprendre, parce que vous êtes déjà bien au courant de la recherche dans votre équipe. Ce que je vais présenter, vous le savez déjà et vous le pratiquez. » Au moins, ça a le mérite d’être honnête.

Alors, on en fait quoi de ces évaluations et du niveau atterrant de nos petits élèves de 6 ans ? Et bien, les équipes pédagogiques de circonscription (où est la pédagogie dans ce qui va suivre ?) vont nous suivre (surveiller faut-il interpréter) de près ! Nous allons être d’une part visités dans nos classes, afin de faire de nous de meilleurs enseignants (comme c’est bienveillant dit comme ça), et puis en formation (parce qu’en REP+ on a la chance d’en avoir), voilà ce qui nous attend : l’analyse des difficultés de nos élèves (les échecs à ces évaluations) avec une suggestion d’activités pour renforcer les compétences et un calendrier d’actions !

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Un calendrier d’actions ! Comme c’est mignon et encore une fois, bien pensé à notre place ! Et comme c’est très « entreprise, rendement, efficacité » et tellement inhumain.

A chaque stade de la hiérarchie, du ministre aux IEN, on veut faire de nous des apprentis à vie, alors que nous sommes des experts. Il faut se le répéter comme un mantra parce que ce discours est tellement récurrent qu’on peut facilement se laisser infantiliser.

L’idéologie qu’il y a derrière tout ça

Le message qu’on nous fait passer, et dangereusement, qu’on fait croire au grand public, c’est qu’avec un tel protocole d’évaluation nationale, on va identifier ce qui fait défaut à notre système éducatif, que le ministère, en toute bienveillance et en faisant confiance aux professeurs, élabore des fiches ressources qui ont pour vocation à faire réussir 100% des élèves. Qu’il suffit de suivre une méthode, un remède en soi. Et que si les élèves ne réussissent pas, enfin, c’est la faute des profs qui n’ont pas tout mis en oeuvre comme on leur a si bien conseillé !

Mais ce que les personnes en dehors du milieu éducatif ne savent peut-être pas (et c’est bien normal, après tout, chacun son expertise dans son domaine), c’est que des enfants sont en difficulté scolaire parce que les difficultés sont ailleurs, dans le désordre en sans être exhaustif :

  • des enfants maltraités
  • des enfants s’empêchant d’apprendre pour ne pas dépasser leurs parents, pour fuir et taire ce qui se passe dans leur vie
  • des enfants arrachés à leur famille
  • des enfants qui découvrent un matin leur père qui s’est pendu
  • des enfants qui subissent une pression involontaire de la part de leurs parents prêts à tout pour que leurs enfants réussissent là où ils ont été en difficultés
  • des enfants à qui on ne parle jamais à la maison
  • des enfants qui n’ont aucune valeur aux yeux de leurs parents

et j’en passe…

Alors, en fait, en vrai, dans nos classes, en CP, on a :

  • des élèves qui comptent jusqu’à 3 seulement
  • des élèves qui ne parlent pas
  • des élèves qui ne reconnaissent aucune lettre de l’alphabet, pas même celles de leur prénom
  • des élèves qui ne peuvent rester assis que 2 minutes puis qui se roulent par terre

et j’en passe…

Et notre travail, c’est de les considérer TOUS, de les faire progresser un tant soit peu à partir de là où ils en sont quand ils arrivent dans nos classes. D’attribuer de la valeur à leurs progrès, d’ailleurs, de chercher les progrès les plus infimes soient-ils et de les valoriser pour qu’au moins se construise une petite estime d’eux-mêmes.

Alors, au fond, ça veut dire 100% de réussite au CP ?

On en fait quoi de ces élèves dont les difficultés résident ailleurs que dans une simple incompréhension de ce qu’on attend d’eux ?

On a le choix :

  1. On exécute en bon petit soldat (« un fonctionnaire doit fonctionner » pas réfléchir). Et c’est parti pour les demandes de RASED, PPRE, et surtout les APC !!! oui, évidemment, ce temps sur la pause méridienne ou après la journée de classe va tout résoudre ! Et on s’exécute et surtout on remplit des tableaux à tour de bras pour prouver qu’on a bien tout fait dans les règles. Il n’y a pas de jugement face à ces collègues qui se résignent, parce que sinon, il faut être solide pour subir blâme, rabaissement, chantage et harcèlement de la part de la hiérarchie.
  1. On résiste ou on essaye. Dans la classe, ça veut dire qu’on croit en chacun de nos élèves, que tous peuvent apprendre. Et pour ça, pour qu’ils puissent progresser et mesurer leurs progrès, on arrête de faire passer ce genre d’évaluation et aussi on ne les surcharge pas avec les APC, ou in fait autre chose de ce temps-là.

 

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7 commentaires sur “Les évaluations nationales, la question de l’évaluation

  1. Je suis enseignante Et déléguée syndicale en Corse et j’avais justement l’intention de préparer un topo sur ces « magnifiques évaluations » afin de le transmettre à mes supérieurs, pour qu’il ne soient pas étonnés si on demande à nos collègues de refuser la 2ème fournée de février! Donc un grand Merci, car du coup je vais peut être pouvoir finaliser ceci, si vous m’autorisez à utiliser une bonne partie de votre récapitulatif ? Par contre je suis beaucoup plus inquiète que vous concernant les raisons réelles de cet abus de pouvoir, on me répondra que je vois le mal partout mais … On sait que le MEN essaie d’imposer depuis quelques temps déjà une méthode de lecture uniquement fondée sur le décodage, d’une pauvreté à pleurer puisqu’il n’y a aucun travail dédié à la compréhension, fomentée par une équipe de neuro-scientifiques (aucun pédagogue), les mêmes sans doute que ceux qui on commis cette aberration !! Attendons donc les moyens de remédiation qu’ils comptent nous imposer… Par ailleurs, non seulement ces éval n’ont aucune valeur du point de vue pédagogique, mais on peut s’interroger sur la validité de l’exploitation de leurs résultats … on a entendu parler d’un classement des écoles selon leurs résultats … Enfin, le gouvernement vient de répondre à nos inquiétudes, puisqu’il a enfin éclairé notre lanterne quant au devenir de l’école publique, qui comme l’ensemble de la fonction publique, va se réduire comme peu de chagrin, les enseignants certifiés étant doucement mais sûrement remplacés par des contractuels sur lesquels pèsera fortement le poids du rendement au travail ! Désolée pour la longueur, mais si jamais quelques uns pensaient encore que l’éducation de nos générations futures devait rester une mission régalienne de l’état, il leur faudra vite se réveiller car on n’est plus vraiment dans cette optique.
    Pour nos petits, ils nous reste bien sûr notre bonne volonté, notre attention bienveillante (pour de vrai) et notre professionnalisme (souvent décrié) pour essayer de les faire avancer au mieux envers et contre tout, mais de cela on a l’habitude !
    Encore merci, j’ai eu l’impression de lire ce que j’aurai voulu écrire.

    1. merci pour ce message. je suis très inquiète aussi… si tu as besoin, nous avons fait un diaporama que nous comptions utiliser en RIS (voir sur mon autre blog : classeurdecole2). J’ai aussi écrit un ptit truc sur la (future) obligation d’utiliser un manuel (même si les écrits des chercheurs sont bien mieux écrits…) Il y a aussi Agir pour l’école qui fait flipper, si c’est ce dont tu parles… et la suppression de postes et l’arrivée des contractuels et le salaire au mérite reflet du mode d’évaluation qu’on tente de nous imposer et … et … bref c’est pas tout rose l’avenir, j’aimerais que l’ensemble de la communauté éducative se réveille.

  2. Merci pour cet article coup de gueule… Enseignante en maternelle et maman de 3 enfants dont un en CE1 qui a donc passé les évaluations en CP ET en CE1.

    J’avais déjà l’an passé écrit à sa maîtresse en lui disant que je refusais que mon fils passe ces inepties, que j’avais confiance en elle, en sa capacité à observer chacun de ses élèves, que j’avais fait confiance à ses enseignantes précédentes….
    J’ai réécrit cette année pour dire que je refusais qu’il les passe à nouveau (mais nous ne sommes pas prévenus de la date de passation), qu’au minimum je refusais que ses résultats soient remontés! Fin de non recevoir de la part de l’équipe… Quelle(s) pression(s) des conseillers péda? De l’inspecteur?

    Alors je fais quoi moi, en tant que maîtresse de GS? Je prépare mes élèves pour qu’ils deviennent de bons petits soldats ou bien je les éveille, je leur donne le maximum de clés pour qu’ils puissent réfléchir par eux même? Je leur laisse le temps dont ils ont besoin pour y arriver? Je ne les mets pas dans des cases?

    Je suis révoltée!

    Mon travail pour les semaines à venir: informer les parents d’élèves de l’école de mes enfants où je suis élue pour que nous nous révoltions tous et toutes ensemble. Que nous puissions apporter le soutien nécessaire aux enseignant.e.s qui refusent de faire passer ces évaluations.

    Bon courage à vous 😉

  3. Un grand bravo pour cet article, il dit de manière claire ce que je pensais également des évaluations.
    Pour ma part, je suis enseignante en CE1, je n’ai pas fait passer ces évaluations (perte de temps sur les apprentissages et surtout inutiles pour voir les compétences de mes élèves….)
    Il est grand temps de se poser les vraies questions sur l’éducation…
    A lire « La riposte  » de MERIEU

  4. Merci! Quelle honte ces évaluations! D’accord avec tout ce que tu dis. J’ajouterai que payer des PE pour cliquer les réponses de tous les élèves. Quelle humiliation! ( et je ne parle pas du site en Irlande qui ne fonctionnait pas)
    De plus de qui se moque -t-on quand les résultats arrivent si tard! ( D’accord ils ne servent pas mais s’ils servaient ils seraient dépassés!)
    Quel gâchis!

  5. Merci pour ton article. C’est édifiant. Quand je lis « prononcer les consonnes avec un « e » comme dans bague ou guerre, j’ai juste envie de pleurer. Une analyse scientifique, dit-il, mais certainement pas celle de linguistes, en tout cas pas celle des universitaires qui m’ont formée en sciences du langage (et si un jour ils lisent ton article, je pense que ces derniers ne pourront sombrer que dans le désespoir).
    Déposséder des enseignants compétents pour s’en remettre à des scientifiques et leur fine analyse. Mais bien sûr!

  6. Merci à toi pour cette analyse fouillée. J’ai fait passer les éval à mes CE1 sans aucune conviction et sans rien en attendre. J’étais la seule à ne pas vouloir les faire passer dans l’école… alors j’ai cédé.
    Je pense que l’on connaît assez rapidement les forces et difficultés de nos élèves, bien avant de passer ces fichues éval. inutiles. Que dire des propositions de remédiation proposées … C’est misérable : pas de moyens humains, spatiaux ou financiers mis à notre disposition et une injonction constante.
    Les éval nationales étaient-elles seulement obligatoires ? Certains syndicats affirment que non.

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